Déjà très apprécié en France entre le XIIe et le XVIIe siècle, le travail des émaux se transmet au sein de grandes familles d’émailleurs qui ne cessent d’innover : l’émail champlevé fort apprécié au Moyen Âge, notamment à Limoges, l’émail grisaille représentatif des réalisations de Pierre Reymond (environ 1513-1584) ou encore l’émail plique-à-jour, employé par Charles Riffault, émailleur et joaillier parisien qui travaille pour la Maison Boucheron dans les années 1870-1880. L’émail accompagne ensuite le foisonnement créatif de l’Art nouveau nourri par la diffusion des connaissances scientifiques au tournant des XIXe et XXe siècle.
Résultant d’une savante alchimie de la fusion du métal et du verre, cette matière vitrifiée opaque ou translucide, colorée ou non, orne des pièces horlogères et joaillières comme d’autres petits objets précieux. Complice régulier des recherches techniques et ornementales qui ponctuent la longue histoire du bijou, l'émail intrigue, inspire…
Comment devient-on émailleur ? Quelles sont les spécificités de ce métier ?
Nous vous proposons de venir échanger avec un émailleur qui viendra vous parler de son expérience et vous racontera pour quelles raisons il a choisi ce métier et ce que cela représente au quotidien.
Avec Philippe Ratinaud, émailleur et professeur à L’École des Arts Joailliers.